Ca fait quelques mois que, lors de mes séances de thérapie, on en revient toujours à cette même question. Cette question à laquelle je n’ai cessé de répondre que je n’en savais rien. Malgré ça une question que j’ai continué à me poser, que j’ai gardé active aussi frustrante que soit cette absence de réponse.

J’ai remarqué qu’au-delà de demander une bonne connaissance de soi, elle représentait aussi un sacré challenge de déconditionnement. Logiquement, j’ai donc cherché à me défaire des conditionnements dans lesquels j’étais et… enfin! J’ai trouvé une réponse! Peut-être qu’elle changera, et peu importe, mais j’ai aujourd’hui une réponse, donc une direction, donc des actions qui suivent qui vont venir servir ce qui me fait vraiment plaisir.

Qu’est-ce que vous voulez vivre?

J’ai trouvé cette question assez effrayante et je sais que je ne suis pas la seule. A quoi on s’expose en répondant à cette question? Et si ça amenait à tout changer?

Selon votre rapport au changement, vous allez peut-être avoir plus ou moins de réticences à chercher la réponse. J’ai beau travailler en indépendant et vivre seule (donc pas franchement d’attache, moins d’enjeu émotionnel), j’avais un certain inconfort à y réfléchir. Le fait est que n’étant pas bien heureuse où je suis, finalement quel autre choix j’ai de l’être si je ne me pose pas cette question?

Ca va? Oui. Cool.
Ca va? Non. Changez un truc. Lequel? Ca dépend, qu’est-ce que vous voulez vivre?

Je vous parle souvent d’intention en disant que c’est votre point de départ.

Cette question en est une. J’ai l’intention de vivre de cette façon.

Sans intention, pas de point de départ, pas de départ, pas de trajet, pas d’arrivée.

Sans intention, vous vous laissez porter là où la vie vous emmène, où qu’elle vous emmène. Certains aiment bien et le choisissent, souvent parce qu’ils sont à l’aise avec le changement justement et qu’ils feront quelque chose d’intéressant de tout ce que la vie leur amène, car ils lui font confiance. Le mot important de la phrase c’est « choisir« .

Honnêtement, HONNÊTEMENT, est-ce que tous les matins vous choisissez tout ce qu’il y a dans votre vie? Votre situation professionnelle? Emotionnelle? Vos comportements et attitudes? Vos relations? Votre logement? Votre ville?

Vous êtes maître de votre vie quand vous la choisissez. Cette intention, cette question, « Qu’est-ce que je veux vivre? » est l’occasion de le devenir. Encore faut-il avoir envie de le devenir. Ca demande d’être actif, pro actif, et non réactif.

Combien ça va vous coûter, de faire tous ces efforts?
Combien ça va vous coûter, de ne pas les faire?

Certains diront peut-être « Ben évidemment que j’ai envie d’avoir plus de 20m2 et un autre boulot que ce job pourri si c’était facile je l’aurais déjà fait ». Je ne dis pas que c’est facile, mais que ça passe par la réponse précise à cette question.

Les pièges à éviter

« Non mais c’est pas si mal comme ça, ça me va, on s’y fait » : est-ce vrai ou est-ce une manière d’éviter de se confronter à la réponse?

« Les autres vont me prendre pour un allumé » : choisissez-vous de laisser les autres choisir pour vous?

« Je sais ce que je vais perdre, je ne sais pas ce que je vais gagner » : qu’allez-vous ne pas gagner en restant là où vous êtes?

« Le père Noël n’existe pas » : si, vous êtes votre propre Père Noël. 🙂 (vous êtes aussi les lutins)

Les ressources à développer

Flexibilité / lutin adaptable / lutin ninja : « Tous ce à quoi on résiste, persiste ». Observez vos résistances, ce que vous trouvez important qui ne doit surtout pas changer, vos mécanismes de défense. Sans changer quoi que ce soit, imaginez juste comment ce serait si ces résistances s’abaissaient, et le ressenti qui va avec. Vous pouvez aussi trouver une métaphore à ces résistances : je dis n’importe quoi pour l’exemple mais si ce sont des piquets en fer tout droits ça change quoi si vous les rendez mous?

Ouverture / lutin confiant / lutin zen : le fait de garder cette question quelque part, de continuer à vous la poser de temps en temps va vous préparer à accueillir la réponse. Parce qu’en vous la posant, vous dites qu’une part de vous à envie de savoir. Laquelle? Imaginez que cette partie-là, elle discute avec les autres qui ont peur. A quoi ressemble ce dialogue? Lisez mon article chez Penser & Agir 😉 Une question sincère posée est un appel lancé ; tôt ou tard il trouvera sa réponse.

Recul / lutin objectif : à vivre les choses de l’intérieur, vous prenez certaines habitudes, vous vous faites à la situation et après tout ça pourrait être pire. Vous pouvez manquer d’objectivité. Dissociez-vous, faites un double de vous et regardez le vous actuel de l’extérieur : qu’est-ce que vous lui souhaitez? Est-ce qu’il est en train de vivre ça?

Egoïsme / lutin de l’attention / lutin qui a 5 ans : ah quel vilain mot. Une insulte même. Il ne s’agît pas ici de faire preuve d’un tempérament égoïste et de manquer de considération pour les autres… pour lesquels on peut avoir tendance à s’oublier. Si vous ne pensez pas à vous seul au moins 5 minutes ça va être très compliqué de répondre à cette question. Autorisez-vous l’égoïsme ne serait-ce que pour faire le point sur vos désirs à vous. Il y a un petit enfant là dedans qui veut qu’on s’occupe de lui, qu’est-ce qu’il réclame?

Changement de paradigme / lutin farceur : que se passe-t’il si vous vous ouvrez à voir les choses sous un autre angle? Remplacez l’inconnu par l’aventure, l’inconfort par l’exercice. Vos perceptions sont juste votre façon de vous raconter votre histoire. Si je dis « je saute dans l’inconnu, je m’expose à plein de problèmes », je dis la même chose que « je pars à l’aventure, je vais avoir des défis », et ça ne fait pas le même effet n’est-ce pas? Faites le point sur votre façon de voir les choses et juste pour voir, si ça ne vous plaît pas vous revenez à vos trucs après, mais juste pour vous amuser, réécrivez les choses d’une manière qui est tout sauf la votre. Vous vous en fichez d’écrire une histoire qui vous plaît, parce que vous allez vous limiter avec ce que vous connaissez, donc écrivez n’importe quoi et vous verrez.

Rapport au temps / lutin du présent : certaines personnes sont incapables de se projeter dans le futur. Ce n’est pas mon cas donc c’est un peu facile à dire d’ici mais je pense que ce n’est pas plus nécessaire que ça pour répondre à cette question. En effet on se demande pas ce qu’on veut faire quand on sera grand mais de quoi on a envie là maintenant? Le futur passe par là où vous êtes maintenant. Intention. Point de départ. Présent.

A quoi ressemblent vos lutins? Où sont-ils par rapport à vous? Quelle taille font-ils?

S’ils sont vraiment minus amusez-vous à les faire grandir, donnez une cure de smoothies détox à ceux qui se trainent, et si les smoothies détox ce n’est pas assez bien, allez demander au lutin en cuisine une potion magique ou filez-leur un vélo elliptique enfin bref.

Mais c’est à vous de faire tout ça. Votre réussite et votre bonheur ne tiennent qu’à vous, personne ne s’en occupera à votre place, jamais.

Vous pouvez vous faire aider, d’ailleurs on peut faire de l’hypnose aussi en coaching sur une période de vie, mais même là vous devez ensuite agir et faire quelque chose de différent dans votre vie, dans votre réalité, aussi petit que ce soit, et être constant, sans quoi rien ne changera.

Comment répondre à cette question

Le plus précisément possible.

« Je veux être heureux! », oui, non, on ne sait pas ce que ça veut dire. « Ben je veux me sentir bien dans ma vie », on ne sait toujours pas, ça passe par quoi?

Ca a été un vrai casse-tête pour moi de réunir chaque désir de manière cohérente parce que ça m’a demandé de sortir de mon schéma-des-possibles. On se FOUT littéralement du schéma-des-possibles, entrez en mode Père Noël, VOTRE schéma n’est pas LE schéma. Il y a tellement de choses à apprendre et à développer! Encore une fois je me fiche de comment je vais y arriver ou même si je change d’avis entre temps. Mais intention = départ, et ici départ = … déménagement! Eh oui ^^ C’est donc ma première étape en route!

En gros, cherchez de « quoi » et le « pourquoi ». C’est bien assez de questions comme ça pour rajouter le « comment » qui va tout compliquer et limiter. Gardez-le pour plus tard, vraiment.

Par exemple je me dis en ce moment que je ne vais même pas me renseigner plus que ça sur le paramètre financier de mon projet parce que là je vais penser avec mes limites actuelles, du coup je vais avoir un ressenti négatif. Donc je vais juste entretenir le ressenti positif que m’apporte cette idée et après on verra, c’est sur du long terme j’ai le temps de voir venir. On verra plus tard combien les ressentis sont importants en terme de réalisation.

Capture d’écran 2016-04-11 à 15.26.51

J’ai ma réponse, et maintenant?

Alors alors? 🙂

Quand vous savez ce que vous voulez vivre, vous pouvez avoir plusieurs réactions.

Soit tout est ok, vous passez à l’action, zou c’est parti. Super.

Soit tout n’est pas ok, quelque chose en vous dit que c’est pas pour vous tout ça (consciemment ou inconsciemment, certaines personnes pour elles ne méritent pas d’être heureuses), que pfff vous ne voyez même pas comment un truc pareil peut arriver. Ici, attardez-vous sur vos croyances (lire l’article pour se débarrasser des croyances limitantes). Quelle espèce de soit-disant vérité est en train de vous barrer le chemin?

Soit c’est à moitié ok, juste dans l’idée parce que ça vous demande certains choix à faire et ça coince un peu pour l’instant. Ici, attardez-vous sur vos valeurs, vos priorités dans la vie. Quelles concessions personnelles êtes vous prêt à faire, quel prix êtes-vous prêt à payer pour avoir ce que vous voulez? Si vous répondez « rien », ou si vous n’êtes pas prêt à faire ces choix, révisez votre réponse : est-ce vraiment ce que vous voulez vivre, au plus profond de vous? Qu’est-ce qui vous retient? Qu’est-ce qui vous en empêche? Comment allez-vous le transformer?

Soit tout est ok mais du coup vous êtes perdu.e. Oui, c’est un peu déstabilisant tout ça! Accordez-vous le temps de vous familiariser à cette idée-là. Ca passe par dire que vous êtes d’accord avec ça, et laissez venir la suite. Ca ne veut pas dire attendre que ça se passe! En disant que vous êtes d’accord vous prenez déjà le chemin de votre réponse, donc vous marchez à votre rythme mais vous marchez quand même. En restant sur le chemin, attentif et accompagné du lutin confiant, vous serez bien accompagné.e et la vie conspirera pour vous dans ce sens.

Vous pouvez également chercher des gens qui ont déjà fait ce que vous voulez faire et dans la mesure du possible entrer en contact avec eux. C’est ce que je suis en train de faire en ce moment, c’est très intéressant et ça me fait super plaisir. Osez, les gens (quand ils sont dispos) sont contents de répondre et d’échanger sur ce qui leur tient à coeur. Et de mon côté, je serai très contente aussi d’apporter informations et soutien à quelqu’un qui en cherche.

Ah oui et si vous avez peur du regard des autres, mais que vous êtes satisfait.e de votre réponse, rien ne vous oblige à le partager avant que ce soit plus concret que ça (auquel cas ils n’auront plus grand chose à dire).

Alors, que voulez-vous vivre?

Que suscite chez vous cette question?

Quels lutins allez-vous nourrir?

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