Bonjour !

Je devais vous présenter aujourd’hui une manière de lâcher prise par l’auto-hypnose et puis en rédigeant je me suis un peu emmêlé les pinceaux les doigts donc pour que ce soit plus clair, j’ai choisi de segmenter encore un peu.

Cet article fait suite au précédent, « Comment accepter ce qui est », et aujourd’hui et la prochaine fois, on va parler du deuil.

Alors le deuil c’est assez connoté « fin de vie d’un proche », ce qui est vrai évidemment, mais on va voir ça de manière beaucoup plus large.

Le deuil, c’est un processus naturel d’acceptation et de résilience, c’est à dire votre capacité à faire face aux situations difficiles et épreuves de la vie, que j’appelle des « exercices » (ça passe mieux je trouve).

Vous avez peut-être déjà eu le sentiment, suite à un décès donc, mais aussi à une rupture relationnelle ou professionnelle, que c’était justement la fin de votre vie. Ma vie est foutue, qu’est-ce que je vais devenir, à quoi bon… Vous vous retrouvez dans une sorte de fatalité, violente et difficile à accepter, mais encore une fois, s’opposer à cela ne changera rien.

Vous êtes à une « étape de vie« , ici un moment important pénible à gérer quelle qu’en soit l’intensité, on vous retire un amour, une situation, vous allez devoir passer à autre chose, vivre autre chose, et vu d’ici ça paraît non seulement impossible, mais surtout inenvisageable.

J’ai tenu à faire cet article parce que quand on perd tout espoir d’être heureux un jour, que ça dure une semaine ou des mois, ça peut aider de savoir que cette perte d’espoir est une étape normale du processus d’évolution dans lequel on est, et que justement ce n’est pas la dernière étape!

Avoir connaissance de ces étapes ne m’empêche pas encore de ne plus souffrir (car figurez-vous que c’est possible), mais en attendant, je m’entraîne à rebondir de mieux en mieux et j’espère que cet article vous y aidera!

Les 7 étapes du deuil

Voici comment peut se dérouler le processus d’acceptation d’une séparation (qu’elle fasse suite à un décès, une rupture amoureuse, amicale ou autre, ou encore un licenciement). Je dis « peut se dérouler » car évidemment, chacun étant unique, les choses ne seront pas aussi linéaires pour tout le monde. On peut d’ailleurs faire des aller-retours entre ces étapes plutôt que de passer de l’une à l’autre. L’effet de yoyo n’est pas toujours agréable, mais il montre que le travail est en cours et que vous allez trouver la stabilité petit à petit, il est donc plus encourageant qu’il n’en a l’air!

1. Choc, sidération et déni

Vous venez d’apprendre une nouvelle brutale qui va en un instant vous faire passer d’une réalité à une autre.

Vous niez les faits, rejetez l’information, vous n’y croyez pas, vous ne réagissez pas vraiment et vous ne ressentez pas grand chose au point de peut-être même être comme anesthésié.e, vous continuez à agir comme si de rien n’était… Et vous pouvez vous dire que « c’est bizarre, il se passe ça et ça ne me fait rien », vous vous demandez si vous êtes normal.e car là logique voudrait que vous vous effondriez. Plus tard…

Dans les ruptures amoureuses, on se dit que c’est une pause, que l’autre va revenir.

Ce mécanisme de défense vous protège momentanément d’une vérité trop difficile à accepter, d’une situation difficile à gérer.

2. Colère

Place au sentiment d’injustice, au « comment un truc pareil a-t’il pu arriver » ou « comment elle a pu me faire ça?! », place au « c’est ma faute », à la culpabilité, mais aussi au « c’est ta faute », adressé à une tierce personne ou celle qui s’en va, on peut être en colère contre quelqu’un qui aurait pu s’en sortir s’il n’avait pas négligé sa santé par exemple, c’est le moment où vous trouvez que votre ex est un con.

Ici vous vous confrontez aux faits, à l’impossibilité de revenir en arrière, vous les refusez mais consciemment cette fois.

Culturellement, les femmes sont moins « autorisées » à se mettre en colère (c’est pas joli), comme les hommes sont moins « autorisés » à être triste (c’est faible). Donc attention aux émotions réprimées inconsciemment, si vous n’êtes pas en colère, posez-vous cette question au cas-où (je pense que je ferais un article complet pour expliquer ça).

3. Recherche

On parle aussi de cette étape comme la négociation ou le marchandage, ça ne me parlait qu’à moitié donc j’ai préféré ce terme.

Ici vous cherchez à prolonger lien, à reprendre contact avec la personne qui est partie, à vous remettre dans la situation dans laquelle vous étiez, vous promettez de changer (vraiment? pour la bonne raison?) pour récupérer votre ex, ou vous voulez juste vous venger. Rappelez-vous ; vous n’avez de pouvoir que sur 50% d’une relation, les vôtres.

Vous cherchez les signes de présence en interprétant ce que vous voyez, entendez ou ressentez (je ne suis personne pour contester les « signes de l’au-delà » hein), vous vous raccrochez à vos repères (messages, objets, lieux)…

C’est une phase où on peut être très vulnérable, donc faute de faire preuve de recul et de discernement vis à vis de gens manipulateurs et de charlatans, faites attention à vous, choisissez bien les personnes à qui vous vous adressez.

4. Tristesse, douleur

Là vous vous demandez ce que vous allez devenir, le syndrome de « ma vie est foutue », le désespoir. Vous reconnaissez les faits, ils sont là, ils sont désespérants et vous êtes toujours tourné.e vers le passé, ni le présent le futur n’ayant quoi que ce soit d’un temps soit peu plaisant à offrir, mais il arrive souvent par contraste l’objet de la perte soit idéalisé. Les perceptions sont donc faussées, ce qui en rajoute une couche.

Comme je disais dans l’étape 2, la colère, vous avez non seulement le droit d’être profondément triste, mais aussi celui de le manifester! Vous pouvez ressentir de la tristesse dès le début mais il y a des chances pour que la « vraie » tristesse arrive plus tard.

Beaucoup cherchent à fuir cette phase en « se changeant les idées », en faisant plein de sorties et activités. Ca soulage sur le moment mais ça ne règle de rien, vous allez de toute façon devoir passer par là, parce qu’une émotion ne se diffère pas mais se traverse, aussi douloureuse qu’elle soit. Passer à l’étape d’après en changeant de chemin a peu de chance de fonctionner…

Mais là où la colère, bien que désagréable, donne de l’énergie, la tristesse en prend. Donc vous n’avez plus goût à rien, vous vous trainez, vous déprimez, vous êtes passif, et malheureusement certain.e.s restent bloqué.e.s à ce stade.

5. Résignation

Ici commence la pente ascendante parce que vous arrêtez de lutter, vous comprenez (dans le sens d’en faire l’expérience) que le passé est passé, que ce bonheur- est terminé, vous avez tout fait pour le retrouver et ça n’a pas marché, donc vous abandonnez en vous disant que c’est moche mais c’est comme ça, mais ça vous fait une belle jambe parce qu’en attendant, le présent et le futur n’ont toujours pas d’intérêt.

MAIS en laissant le passé au passé, vous vous offrez la possibilité d’avancer et ça c’est un point très positif.

6. Acceptation

Il commence à y avoir un peu de lumière, vous pouvez être toujours triste en pensant à tout ça, mais de moins en moins, et vous amorcez votre retour à la vie.

Vous acceptez cet évènement comme faisant partie de votre vie, qui va l’enrichir à sa manière.

Vous remettez les choses à leur place, cessez d’idéaliser ce que vous avez perdu si c’était le cas, et comme vous arrivez à la fin du processus vous devenez aussi capable de reconnaître les apprentissages que vous avez fait, par le chemin que vous avez parcouru. Ca vous fait donc quelque chose de gagné, et même si ce n’est pas équivalent à votre perte (enfin parfois c’est même supérieur), un point positif dans toute cette histoire ça fait du bien.

7. Reconstruction

Vous faites le point sur ce que vous avez vécu et vous allez de l’avant.

Vous n’oubliez rien ni personne, vous intégrez cette période à votre histoire et apprenez à mieux vous connaître pour mieux continuer de vous construire.

Vous allez non seulement devenir actif et vous réorganiser  en reprenant confiance en vous, mais également construire une nouvelle base : c’est le moment de régler ses problématiques de rejet, d’abandon, ses rancoeurs, enfin d’enlever le terrain vaseux pour donner une chance à la suite d’être plus solide et épanouissante, tout en gardant vos bons souvenirs.

Donc vous allez non seulement faire le ménage chez vous mais aussi chercher à développer les ressources qui vous intéressent, que ce soit votre estime personnelle, votre physique, votre état d’esprit par rapport au travail ou aux relations, vous allez tout simplement vous reprendre en main pour vous donner la possibilité d’ouvrir de nouvelles portes.

Vous pouvez en un sens remercier ce qui vous est arrivé pour le chemin sur lequel ça vous a amené. Il y a plein qui ont des coups durs et qui en font des tremplins pour aller vers quelque chose de beaucoup plus intéressant pour eux.

Les 3 types de deuil

La durée d’un deuil varie d’une personne à l’autre mais on distingue 3 façons de le vivre que voici à titre indicatif :

A. le deuil normal

Il se fait en moins d’un an :

  • Une semaine pour l’étape choc et déni
  • jusqu’à 6 mois de la colère à la tristesse
  • jusqu’à un an de la résignation à la reconstruction.

B. le deuil compliqué

Dans le deuil absent, on est bloqué au stade de déni.

Dans le deuil intensifié, on se sent vraiment submergé par toutes ces manifestations émotionnelles.

Dans le deuil inachevé, on est bloqué au stade de la tristesse qui se prolonge au-delà des 6 à 12 mois habituels. On peut aussi continuer de ressentir de la douleur lors des dates d’anniversaire ou refuser de se réinvestir dans une situation nouvelle qui rappellerait l’ancienne.

C. le deuil pathologique

Là on parle de troubles psychiatriques apparus à la suite de l’évènement ou de la perte, qui sont en général des troubles anxieux ou dépressifs (différent du syndrome dépressif de la phase de tristesse).

L’hypnose pour faciliter le deuil

Je continue donc un peu mon super teasing parce qu’on parlera vraiment de ça dans le prochain article, avec une technique que vous pourrez faire seul.e ou en cabinet selon vos capacités, l’intensité de vos émotions, vos facilités et difficultés.

Mais rapidement, vous allez pouvoir y avoir recours comme accompagnement.

Il est important de noter qu’il ne sert pas à grand chose d’aller voir un praticien tout de suite, il y a un temps pour tout et je dirais qu’avant l’étape 4 de la tristesse, je ne suis pas sûre que que les séances soient productives. Maintenant comme toujours tout dépend de votre situation et de ce que ça éveille chez vous, parce qu’on n’empêchera personne de trouver du réconfort et un support pour traverser cette période.

Le deuil est un processus naturel, qui n’a pas de durée établie, et dont la longueur ne se juge pas. Un accompagnement pourra donc vous aider si vous vous sentez bloqué.e quelque part, mais il y a certaines choses à vivre qu’il ne sert à rien de précipiter.

Acceptez votre rythme, observez-le, observez-vous, apprenez et maintenez le cap jusqu’à l’étape 7, vous savez qu’elle est là!

Pour vous préparer à la technique d’hypnose pour faire un deuil, téléchargez le pack auto-hypnose et ses mp3 ci-dessous.

Vous verrez la semaine prochaine que cette technique est utile dans bon nombre de situations, en dehors de celles dont il est question dans cet article.

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A très vite!

Sources : 
Deuil normal et pathologique, CHU Angers
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