Il y a un truc très important quand on s’engage sur la voie du Super : arrêter de se plaindre. Quoi? Même quand je marche sur une peau de banane et que je me pète le coccyx? Oui. Pourquoi? Eh bien parce que tout comme s’inquiéter, ça ne change absolument RIEN.

Arrêter de se plaindre, tourné en positif, c’est accepter ce qui est. Mais comment on peut accepter quelque chose de nul, de triste, d’injuste, de douloureux, comment on peut accepter un truc qui fout la vie en l’air?

« Ce qui est, est. »

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Accepter ce qui est, ce n’est pas se résigner fatalement et passivement tout impuissant qu’on est et rester neutre et impassible.

Accepter ce qui est, c’est mettre en place un processus pour continuer à aller de l’avant de manière fluide quoiqu’il arrive. On va toujours de l’avant parce qu’on ne peut pas aller de l’arrière on est d’accord, mais des fois c’est très, très, très lent et autant chacun son rythme, autant bien des fois on peut vraiment gagner du temps et en plus on le mérite (même quand on trouve que non). Si je parle d’un processus, c’est parce que selon votre capacité de détachement ça peut représenter un petit challenge et qu’il peut se passer plein de choses extraordinaires du jour au lendemain mais c’est aussi justement… accepter que certaines choses prennent parfois un peu de temps. La bonne nouvelle, c’est que ça ne dépend que de vous.

Qu’est-ce qui dépend de vous?

Il y a au moins deux choses que vous ne pourrez jamais changer : la météo, et les autres.

Et votre tête.

Abandonnez tout ce sur quoi vous n’avez aucun contrôle, c’est de l’énergie tout simplement perdue.

Le syndrome de l’été pourri. Comment voulez-vous accepter ce qui se passe dans votre vie si vous vous plaignez d’une chose aussi écartée de vous que la PLUIE? Si vous êtes dans ce cas, considérez ça comme votre première étape. Il n’y a aucun enjeu émotionnel dans le fait d’accepter la pluie. Vous n’y pouvez rien, jamais. La météo, c’est aussi les avalanches, les tornades et les tsunamis. Evidemment ça fait plus de dégâts, le fait est qu’on n’y peut rien non plus.

Maintenant comment on fait pour accepter quelqu’un d’insupportable? Dans le seul cas où vous êtes contraint de côtoyer cette personne que vous ne pouvez pas quitter techniquement, éventuellement par votre travail ou votre situation familiale par exemple, sinon, vous avez le choix, et vous devez assumer vos choix sans râler.

N’essayez pas de changer les gens. Aidez simplement ceux qui veulent changer et laissez-les faire.

Qu’il s’agisse d’un comportement que vous jugez absurde ou déplorable, de la façon de se soigner ou de ne pas se soigner, d’un différent éthique ou politique, d’une incompréhension… Vous pouvez semer des graines chez les autres, évidemment que les échanges permettent des prises de conscience, ça poussera peut-être tout de suite ou la semaine ou l’année ou la décennie d’après, mais pas toujours et la suite ne vous appartient pas, si le sol n’est pas prêt, ou pas adapté, ou si la personne ne les arrose pas ça ne poussera jamais et ce sol n’est pas le vôtre. Et puis qui êtes-vous pour savoir mieux que lui? (je dis ça avec chagrin pour certaines de mes valeurs)

Ca ne sert à rien de lutter, quelqu’un qui n’a pas décidé de changer ne change pas et autant que ça dépasse votre point de vue d’aujourd’hui, laissez à l’autre sa propre histoire. Même quand vous aimez cette personne et que vous lui souhaitez ces changements par amour soit disant, vous ne serez jamais à sa place avec tout ce que ça comporte. Si vous l’aimez (et même si vous ne l’aimez pas de toute façon), acceptez cette personne comme elle est avec son expérience de vie et ses choix, c’est sûrement la plus belle preuve d’amour que vous lui ferez. Vous et vous seul.e n’êtes responsable que de votre histoire et il en va de même pour la personne que vous souhaitez voir changer. Vous n’avez pas d’autre choix si vous voulez vous libérer des tensions que vos exigences occasionnent.

Et puis à l’inverse eh bien oui les gens changent. Du jour au lendemain, sans raison apparente pour vous. Et vous ne comprenez rien. Et parfois ils s’en vont et c’est comme ça, c’est là, c’est tout. Peut-être que ça vous regarde et vous apprendrez quelque chose à améliorer à cette occasion, ce qui ne les fera peut-être pas revenir pour autant donc vous ne le ferez pas pour eux, mais peut-être pas et vous n’y pouvez rien.

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Vous êtes libre de changer votre histoire, vos perceptions, et vous en avez le choix et le pouvoir, si vous laissez pour l’instant l’histoire de l’autre avoir un impact sur la votre. Pensez à vous faire aider si vous avez du mal à vous ajuster!

Que ce soit dans vos relations ou pas, abandonnez toutes les résistances sur ce qui ne dépend pas de vous (alors aussi la mort, la vieillesse…).

En gros : occupez-vous de vos affaires à vous seul.e.

Posez-vous à chaque fois la question : qui a le pouvoir dans cette situation, est-ce qu’il s’agit de moi, de l’autre, ou de la météo?

Rester dans le factuel

Vous trouverez toujours quelqu’un qui a les mêmes difficultés que vous mais qui en fait autre chose, qui ne se sert pas de cette difficulté comme excuse fatale au progrès et vous pouvez écrire l’histoire que vous voulez, mais si vous êtes obsédé par votre situation et les émotions qui vont avec et que vous avez juste la tête dans le guidon, il va falloir prendre un peu de recul.

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Admettons que vous viviez ceci : « Ma copine vient de me quitter, ma vie s’écroule et je ne rencontrerai jamais personne d’autre qui voudra de moi » ou encore « Je viens de perdre mon travail à cause de mon lâche de collègue, dans la conjoncture actuelle je ne risque pas d’en retrouver un de si tôt, je suis dans la merde et je le déteste! » Bref vous êtes triste et en colère et vous avez tout à fait le droit, et plus vite vous l’exprimez plus vite ça passe.

Ecrivez.

« C’est l’histoire d’un type qui vient de se faire larguer ».
« C’est l’histoire d’un type qui vient de perdre son travail ».

Ecrivez au moins 5 suites de l’histoire différentes, écrivez ce qu’il fait, n’importe quoi, amusez-vous, ce n’est pas vous c’est votre personnage! Racontez tout ce qu’il FAIT. Pas « et soudain la livreuse de pizza est la femme de ses rêves », des trucs qui dépendent de lui quoi.

Ecrire quelque chose juste pour rigoler, ça enlève l’enjeu, ça fait raisonner différemment, ça libère la créativité donc ça laisse la possibilité aux solutions de se montrer. Ca vous montre qu’il y a d’autres manières de considérer les choses sans invalider les émotions présentes pour autant.

Rester dans le factuel c’est aussi rester dans le présent. Le passé est passé! Fini, ça pique mais ça ne sert à rien de s’y opposer, d’y rester, ça ne changera pas, c’est derrière, c’est arrivé, et maintenant? 

Refaire le passé, ressasser ce qu’on aurait du dire ou faire ne change pas ce qui a été dit ou fait. Le présent est votre seul et unique point de départ. Ca a eu lieu, donc qu’est-ce que j’en fais?

« Le futur sera mieux », oui, mais il n’est pas là, c’est maintenant que ça se passe, et il sera mieux à condition que vous vous bougiez maintenant!

Accuser, comprendre, oublier, mettre sous un tapis, ne change rien à ce qui est et laisse juste trainer la souffrance qui est là maintenant, alors on retrousse ses manches et on y va.

Transformer

L’hypnose permet cependant de revisiter le passé pour en changer sa perception. Le soi présent peut aller aider le soi passé, comme le soi futur peut aider le soi présent. Quand on ne connait pas bien l’hypnose on le fait avec un praticien. D’ailleurs, perso, même si je connais l’hypnose j’aime mieux le faire avec quelqu’un 🙂

On accepte beaucoup mieux une situation quand on lui trouve un sens. Ca ne change pas ce qui est ça change juste la façon dont vous le percevez.

J’ai trois croyances utiles qui m’aident à accepter ce que je vis, et dont vous faites bien ce que vous voulez :

  • tout arrive pour une raison
  • quoi qu’il arrive je m’en sors
  • il y a un cadeau caché dans chaque problème, le but est de le trouver

Déjà cette dernière transforme la situation en défi, en jeu de piste. Si vous aimez l’idée, cherchez le cadeau, ou faites-vous ce cadeau vous même. Dans les deux cas vous avez un cadeau. Peut-être que votre cadeau c’est votre nouvelle force, c’est une rencontre que ces nouvelles circonstances vont vous amener à faire, une nouvelle idée qui va changer votre vie, donc cherchez le cadeau, ou construisez-le, soyez patient en attendant de le voir (facile à dire je sais, mais si vous êtes convaincu.e qu’il est là, ça fera passer la pilule) et même si un jour vous préférerez toujours que cet épisode n’ait pas eu lieu, vous l’accepterez parce que le cadeau aura équilibré la balance et tout sera à sa place (et de ce point de vue, tout l’est déjà!) Au mieux, ce cadeau sera tellement génial que vous serez bien content d’être passé par là vu la récompense!

Arrêter les comparaisons

C’est trop cher.
Ma soeur est plus jolie que moi.
J’ai beau travailler je suis toujours moins bon qu’Olivier.
Elle a plus de chance que moi.
Je gagne moins que ma partenaire.
Leur couple est beaucoup plus heureux que le mien.

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La seule personne à qui vous pouvez vous comparer est vous-même.

Tout le reste vous tire vers le bas et d’ailleurs vous n’en savez rien, c’est votre vision des choses à ce moment là, vous ne le savez pas mais peut-être qu’Olivier qui a 10 ans d’expérience de plus que vous de toute façon, il aimerait bien avoir vos amis, et que vous ne voyez pas ce couple dans leur intimité.

Vous trouverez toujours meilleur que vous, vous n’allez pas en faire un triste constat toute votre vie.

En vous comparant à vous-même et en reconnaissant VOS progrès, vous allez VOUS reconnaître et ne plus attendre que les autres vous montrent leur reconnaissance, vous n’en aurez plus besoin. Acceptez là où vous en êtes aujourd’hui, avec votre histoire, vos qualités et vos défauts, ça ne change rien aux autres et tout pour vous.

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Changer de point de vue

Si tout est une question de perception, adopter une attitude de reconnaissance peut réellement changer la donne.

Si vous n’acceptez pas de payer des impôts, dites-vous qu’au moins vous êtes imposable et que donc vous gagnez de l’argent. Si vous n’en payez pas et que ça vous arrange bien mais qu’en même temps vous êtes pauvre et ça ça ne vous arrange pas, méfiez-vous au cas où cet état d’esprit vous empêcherait d’en gagner plus…! Est-ce que vous préférez ne pas payer d’impôts quitte à être pauvre, ou avoir de bons revenus quitte à en payer? Parce que dans le premier cas vous vous empêchez peut-être d’en gagner.

Pareil pour les factures ; si vous payez de l’électricité ça veut dire que vous avez de la lumière, des plats chauds et des séries à regarder et vous êtes bien content de ça!

Si vous n’apprenez pas à apprécier ce que vous avez déjà, il y a de fortes chances que quand vous aurez « plus » ou « mieux », vous ne l’acceptiez pas non plus en demandant encore plus ou encore mieux. Accepter et apprécier ce que vous avez déjà n’empêche pas de se bouger pour avoir plus ou mieux, ça empêche de stresser et d’être grognon alors que ça ne change rien.

On a facilement tendance à prendre plein de choses pour acquises et on perd complètement de vue nos privilèges.

Par exemple si vous êtes un homme blanc hétéro en France, même si votre famille et votre boulot en ce moment c’est n’importe quoi, vous ne subirez jamais ni le sexisme, ni le racisme, ni l’homophobie. Je peux vous dire qu’il y en a plus d’un.e qui aimeraient être à votre place.

Vous allez peut-être me dire « Ca me fait une belle jambe ça ne règle pas le problème », ben non, mais râler non plus, et en attendant de le régler, développer la gratitude vous éloigne du focus négatif qui prend toute la place pour là aussi rééquilibrer la balance.

J’ai un petit carnet dans lequel tous les jours je note 3 mercis et 3 expériences positives. Il y a des jours pourris où franchement je n’ai pas d’idée et c’est précisément ces jours-ci que c’est utile de le faire. Il pleut dehors et j’ai la chance d’être au sec et au chaud, et j’ai mangé un p’tit truc bon.

J’avais commencé tout ça avec le livre « La Magie », la forme est chiante mais le fond est intéressant. Un exercice de gratitude pendant 30 jours, + 10 mercis à faire en plus chaque jour. Au bout du 8ème tu remercies le conducteur du métro et les éboueurs, ça devient presque absurde mais justement, ça élargit vraiment les perceptions 🙂

Remerciez aussi par avance pour ce qui est en train de venir à vous, accueillez tous les cadeaux qui sont sur votre chemin.

Internet vous donnera 10 milliards de ressources sur la gratitude, parce que c’est la base.

Exercice d’auto-hypnose

  1. Ecrivez sur un papier tout ce que vous n’acceptez pas dans votre vie. Si vous avez une liste longue comme le bras, prenez les trois premiers pour commencer.
  2. Mettez-vous en auto-hypnose
  3. Imaginez une boule de lumière au dessus de votre tête
  4. Pensez au premier truc de votre liste
  5. Faites-la descendre lentement dans la tête pour qu’elle y reste un moment, puis laissez-la parcourir le corps
  6. Recommencez avec les deux suivants
  7. Prenez un moment pour ne rien faire
  8. Souriez (si vous n’avez pas envie souriez pour de faux quand même) et remerciez sincèrement la vie pour tout ce qui vous vient à l’esprit

Lâcher prise

Lâcher prise consiste à.. lâcher, oui.

On souffre d’une situation réelle qu’on rejette, à laquelle on s’oppose.

On se cramponne à un truc nous fait du mal, en terme de logique euh… il n’y en a pas!

On a toutes sortes de pensées envahissantes qu’on veut absolument dégager parce que ça fait mal, on se dit « je ne veux plus y penser », suggestion à l’envers donc comme le cerveau ne prend pas la négation. On n’y arrive pas, c’est encore plus énervant, et même quand on se fait une suggestion à l’endroit, comme « je veux lâcher prise et aller mieux », ça ne marche pas non plus, car on est toujours opposé à la situation de départ.

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Quand on arrête de s’opposer, ce n’est pas nous qui lâchons mais les pensées qui nous lâchent d’elles-mêmes, parce qu’elles ont été reconnues et acceptées. Relisez mon article sur les émotions fâcheuses, qui parle de ça.

Et puis des fois, on accepte mais l’émotion reste encore active, on a du mal à y repenser sans avoir un pincement au coeur.

Comment on termine le travail alors? C’est le sujet de la semaine prochaine 😉

Qu’est-ce qui vous empêche d’accepter ce qui est?

Comment y parvenez-vous?

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Lire la suite :

Les 7 étapes pour passer à autre chose

Comment lâcher prise et pardonner avec l’hypnose

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