Aujourd’hui on va voir ce qui favorise le développement du cerveau dès qu’on est bébé (et comment on peut continuer de le développer adulte, car a priori si vous en êtes là, c’est un peu tard pour les premières étapes qui vous font une belle jambe) (mais au moins ça servira aux futurs parents) Je lis un livre que je trouve un peu compliqué des fois donc j’ai eu envie d’en résumer un bout sans vocabulaire scientifique BARBARE oui disons-le, il y en aura sûrement d’autres! Ce blog, c’est aussi mon outil de travail… que j’essaie de rendre intéressant.

Donc.

Evidemment, un bébé naît avec un cerveau. Tout aussi évidemment, tout n’est pas au point dès la naissance.

Toutes les structures cérébrales de base qui vont lui assurer son intelligence et ses capacités d’humain vont mettre environ 10 ans à se construire. Certaines connexions se font même beaucoup plus tard, mais on va dire qu’au bout d’une dizaine d’année, si tout se passe bien le cerveau a la majorité des éléments basiques pour assurer dans la vie.

« Si tout se passe bien », eh ouais, le développement du cerveau c’est tout un art.

L’essentiel des apprentissages d’un enfant (règles de comportement, codes de communication, échanges des opinions et des émotions) se fait dans les 6 premières années de sa vie, c’est là que le cerveau est le plus plastique, que le terrain d’apprentissage est le plus fertile.

1. L’environnement

Le bébé a des neurones mais ils ne sont pas encore reliés entre eux. Et cette partie du cerveau qui met 10 ans à se développer, ce sont les connexions, entre ces neurones. Pour apprendre et grandir, il faut la stimuler. Ce sont la nature et la richesse des stimulations qui vont permettre aux connexions de se construire.

En fonction de ce que le bébé découvre, certaines connexions vont se développer, se renforcer, mais d’autres aussi vont s’affaiblir voire disparaitre. C’est grâce à ça qu’on peut s’adapter à son environnement : le cerveau RÉPOND à l’environnement.

Concrètement ça donne quoi?

Non on ne parle pas ici de lui coller un iPad entre les mains à 3 mois et demi, mais d’interactions : la façon de lui parler, l’intonation de la voix donc le verbal, et aussi le non verbal comme les expressions et les gestes. La qualité de ces interactions va développer sa pensée et sa compréhension du monde qui l’entoure.

Et justement, il s’agît bien du monde « qui l’entoure » et pas du monde tout court, comme nous le montre cette affreuse expérience qui va rebiffer tout l’Internet :

Des pauvres petits chatons ont été élevés dans un environnement uniquement composé de bandes noires et blanches horizontales. Une fois placés ailleurs ils étaient en fait incapables de voir des verticales et se cognaient dans les arbres et les pieds de table.

Chaque stimulation provoque un petit signal chimique et électrique dans le cerveau ; du coup les neurones visuels de nos petits chats ne comprennent rien et ne répondent pas et c’est malheureux. Un peu comme si les enfants du désert ne pouvaient pas voir les arbres. (c’est une métaphore mais en fait je me demande vraiment comme ça se passe pour eux, sauf que je ne trouve rien là dessus en dehors de ma référence du coup peut être c’est vraiment juste une petite blague dans laquelle je mets les deux pieds).

Ok bon. Tout le monde n’a pas le même environnement et cette différence d’environnement va jouer sur pas mal de perceptions de la réalité.

  1. on ne voit pas avec nos yeux mais avec notre cerveau qui reconstruit l’image à partir des pixels captés par l’oeil
  2. le développement du cerveau dépend de son environnement, donc
  3. le cerveau est plastique ; ses capacités peuvent varier

= tous les individus n’ont pas le même environnement, donc pas le même développement, donc pas les mêmes représentations, prenons par exemple figure très simple :

39_illusion_optique

Cette figure donne l’illusion que la barre verticale est plus grande, mais a priori plus pour les Occidentaux que les Africains : en Occident on trouve plus d’immeubles et de pylônes. Donc le petit Luc qui grandit à la Défense développe certaines croyances et illusions que n’aura pas, ou moins, la petite Mariam au Mali.

2. Le corps

Au tout début, les mouvements du bébé ne sont pas volontaires ; il s’agît plutôt d’automatismes et de réflexes. Ce sont ces mouvements réflexes qui vont produire des sensations et des expériences, qui vont produire des connexions, qui vont produire des mouvements volontaires et ainsi de suite.

Le fait que le bébé soit bercé par son parent va créer une sensation de plaisir car c’est rassurant, qui va créer des connexions entre les neurones et développer le cerveau. Donc le fait de bercer son enfant va directement participer à son développement.

Même après, le sentiment d’être soi et les apprentissages de la vie vont tout aussi directement être alimentés par les sensations corporelles.

3. Et quand ces deux facteurs ne sont pas suffisamment utilisés?

Si l’enfant manque d’interactions humaines, de contact physique ou visuel, de stimulations telles que le jeu ou la musique, les connexions ne se font pas ou moins, et donc le développement du cerveau est altéré et ça peut donner lieu à des comportements perturbés.

J’avais déjà évoqué la question de l’empathie dans cet article sur les neurones miroirs. Mais on peut aussi voir apparaitre des tics de langage ou des tics gestuels qu’on peut retrouver chez l’enfant autiste, ce n’est pas toujours un signe d’autisme mais à surveiller quand même.

4. Nourrir son esprit à l’âge adulte

Une bonne façon de continuer à développer des connexions neuronales quand on est grand est… de faire du sport!

Les activités physiques qui demandent une forte consommation d’oxygène (= les trucs fatigants quoi) augmentent la plasticité du cerveau et les capacités cérébrales. Les sportifs réguliers ont donc de meilleures aptitudes physiques mais aussi intellectuelles, bon, sûrement que quelques uns décrédibilisent cette idée mais en gros : les burpees rendent svelte ET intelligent, donc les amis tout le monde s’y met!

Un esprit sain dans un corps sain, nous y voilà.

Sources : 

Le cerveau magicien, Roland Jouvent

Recherches utilisées pour trouver cet articleles facteurs du developpement du cerveau,facteurs favorisant le developpement de lenfant,Les facteurs du developpement de lenfant