Bonjour!

Aujourd’hui un article pour vous parler d’une technique simple pour calmer les appréhensions, anxiétés et moments de panique, mais aussi pour ne pas vous emballer trop vite quand le risque de la douche froide est présent (soit tout le temps)

Cette idée (plus qu’une technique :)) m’est venue lorsque je faisais une liste de mes peurs pour l’article sur les défis vous vous souvenez?

Sans que je passe à l’action pour l’instant pour réaliser cette liste, m’imaginer dans certaines situations faisait déjà froid dans le dos et cette idée a tout de suite calmé le jeu et rendu les choses plus accessibles. Ca reste donc du mental pour le moment mais on sait aujourd’hui combien il conditionne l’action, et en élargissant un peu je me suis dit que ça pouvait servir à plein de choses!

Si ça vous arrive de vous faire des films…

Par exemple. Caricatural, c’est un exemple.

Vous rencontrez une fille, LA fille que vous vouliez rencontrer depuis que vous êtes né.e. PRESSION, avec elle, il faut vraiment que ça marche et vous avez hâte de la revoir.
En attendant vous vous demandez ce qu’elle aime au ptidej et comment vous allez présenter ça avec classe, vous vous demandez comment vos amis vont la trouver, vous rangez votre appart, vous imaginez vos moments couette, vos vacances, tout ça, et vous êtes trop à fond, non vraiment ça doit marcher entre vous.
Maintenant tout ça c’est très bien mais a-t’elle envie de vous revoir? L’idée de vous prendre un refus, pire, un vent est humiliante d’avance. Et si votre humour détonnant avec vos potes faisait un bide avec elle? Après, comment va-t’elle réagir devant votre passion pour les chenilles? Sans parler de vos parents avec qui ça s’annonce délicat.

Voici venu le moment de la contacter, vous rédigez votre message 3 fois, et vous avez l’impression de vous jeter dans le vide au moment d’appuyer sur « Envoyer ». Vous êtes un plutôt (très) timide ou vous avez 13 ans et quand vous la revoyez vous faites un peu l’équilibriste pendant une heure, vous jouez vos meilleures cartes avec les sueurs froides d’un poker. (je n’y connais au poker)

Outre le fait que ces pics émotionnels font aussi la force du moment, après tout vous êtes vivant.e, le fait est que quand on veut très fort quelque chose (amoureux ou professionnel ou n’importe quoi) on se fait très facilement des films. Evidemment on a le droit de rêver, c’est joli, ça fait du bien, mais c’est différent de rêver et d’attendre. Là où on peut rêver juste comme ça pour se faire plaisir, les attentes, c’est un peu ce qui vient mettre le bazar à l’intérieur, mais pas le joli bazar.

Même quand on obtient ce qu’on avait envie d’avoir, il est rare que la réalité concorde avec les films on s’était faits, qu’on se dise que « tout se passe exactement comme j’avais imaginé! »

Du coup d’un côté on a les films où on espère trop fort que ça va marcher. Et si on s’attache un peu trop à l’idée et que ça ne marche pas, ou moins bien, on est un peu déçu.e (voire beaucoup).

De l’autre côté et c’est là la spécialité des gens qui font de l’anxiété ; on s’inquiète. On s’imagine les pires scénarios, on fait l’inventaire de toutes les raisons pour lesquelles ça pourrait ne pas marcher et on s’emballe dans le négatif en se justifiant pour certains d’être simplement réaliste.

Sans partir dans les extrêmes, ou juste dans tous les sens, on peut effectivement se programmer pour le meilleur et se préparer au pire. C’est d’ailleurs très différent de rêver et de s’inquiéter, parce que vous le faites avec une intention, consciemment. Ca devient plus constructif quand on arrive à se détacher du résultat ou de la situation, mais quand l’émotion est là justement, c’est là que ça se corse, on perd vite les pédaleson se laisse facilement embarquer.

… servez-vous de vos expressions!

Relisez ce que j’ai surligné en orange plus haut :

  • je suis submergé.e
  • j’ai peur de me jeter dans le vide
  • je fais l’équilibriste
  • je joue mes meilleures cartes
  • je perds les pédales
  • dans quoi suis-je en train de m’embarquer?

Quand j’ai fait ma liste des peurs, j’ai utilisé la dernière, « Dans quoi est-ce que je suis en train de m’embarquer« . Embarquer. Bateau. Tempête? Gilet de sauvetage? Gilet de sauvetage! Imaginaire oui certes.

Mais si la tempête vous inquiète rien que de l’imaginer, votre gilet de sauvetage bien qu’imaginaire vous rassurera de la même façon.

Le gilet de sauvetage est tout simplement ici une manière de revenir à soi, de ne pas se laisser emporter par le flot des pensées exagérées qui vous font perdre vos moyens et qui vous font croire que ohlala c’est grave et malheur si « ça tombe à l’eau » ha. ha. C’est donc un moyen simple pour revenir à soi et au présent, un moyen pour se recentrer.

Pour se rappeler que oui ok c’est important, mais que non en vrai même si vous vous prenez une vague et que vous buvez la tasse vous n’allez pas en mourir. Vous allez peut-être vous échouer misérablement mais comme vous êtes fort.e vous allez vous relever, manger une banane et c’est reparti!

A vous de jouer :

Comme je l’ai déjà dit, trouver la métaphore d’une situation difficile à dépasser permet de réfléchir différemment et de trouver des solutions auxquelles on n’aurait pas pensé autrement.

Alors on peut trouver des métaphores très élaborées et vous faites bien comme ça a du sens pour vous mais en attendant vous n’avez pas besoin d’aller chercher très loin, ces petites phrases-là ce sont des métaphores!

Quelle impression vous donne cette situation, à vous?

Si vous avez peur de faire le grand saut, rappelez-vous que vous êtes équipé d’un parachute.
Si vous faites l’équilibriste, rappelez-vous qu’il y a un filet en dessous ou que vous êtes accroché à la ligne. Repensez aussi pourquoi pas au bâton que vous tenez.

Et revenez à vous, juste là.

Même si je n’ai pas encore pris beaucoup de risques, je n’ai pas quitté mon gilet de sauvetage depuis parce qu’en fait il me sert pour tout. Moment craignos ou pas, j’y reviens pour la moindre appréhension à propos de tout et n’importe quoi.

A force de faire ça, vous vous entrainez à être plus détaché et plus sûr.e de vous, parce qu’à un moment vous n’aurez plus besoin de penser à votre gilet. Vous SAUREZ qu’il est là et que ça va, parce que vous aurez entrainé votre confiance en la vie, et surtout en vous.

Alors, quelles sont vos petites expressions? Qu’est-ce que vous pouvez en faire?

Postez votre commentaire en dessous, amusez-vous, et à la semaine prochaine 🙂

 

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