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Salut les Supers, aujourd’hui pour changer un peu je voudrais vous parler d’un petit livre assez connu et surtout très puissant. Sa puissance réside bien sûr dans l’application de ses principes, pas de secret. En apparence, ces principes, les fameux « 4 accords », sont plutôt simples! Et heureusement parce que leur application dans la vie, par contre, ça peut être un peu challenge, mais c’est une vraie aide émotionnelle que de les garder à l’esprit, et je peux vous dire que quand vous maitrisez ces 4 trucs là, vous prenez pas mal de points de Super Héros.

Ca veut dire quoi « Toltèques »?

Les Toltèques, c’était une culture Mexicaine il y a entre 3000 et 4000 ans. « Toltèque » veut dire « maitre-bâtisseur », et ils étaient des scientifiques, des sages, des artistes, des penseurs. Ils étaient tellement cools que plus tard les Aztèques ont dit qu’ils étaient leurs descendants histoire d’avoir un peu plus de pouvoir et de crédibilité dans la vie.

Bon. Comme y’a des cons partout, les Maîtres Toltèques ont jugé bon de protéger leurs connaissances jusqu’au jour où il y aurait vraiment besoin de les ressortir, et nous y sommes! L’auteur, Don Miguel Ruiz qui en est un (de Maître), nous livre cette connaissance qui, bien qu’ayant une dimension spirituelle, est surtout un mode de vie « qui se distingue par la facilité d’accès au bonheur et à l’amour qu’elle procure ». D’expérience, je confirme : ça demande toujours un petit effort hein, mais j’ai vraiment vécu cette lecture (et les suivantes) comme une porte d’accès à.. l’amour et le bonheur.

Le processus de Domestication

Avant de nous dire quoi faire, Miguel nous explique d’abord comment on en est arrivés là. Depuis qu’on est bébé, tout ce qu’on apprend était déjà là avant nous. Nos parents nous transmettent leur langue, leur valeurs (qui étaient aussi là avant eux-mêmes), ce qu’il est bien, normal ou pas, et nous on ne choisit rien de tout ça mais on ne sait pas le faire de toute façon donc on est d’accord.

On apprend à faire bien pour ne pas être puni ou pour faire plaisir, ce qui développe la peur de pas faire assez bien ou de pas faire plaisir. Pas évident d’être soi-même dans un tel cadre ou on est sans cesse validé ou pas, quand on connait les conséquences du fait d’en sortir. On finit par croire qu’on est soi-même comme ça et on se construit selon comment on a commencé à nous construire. En grandissant et en devenant autonome, on est capable de s’auto-punir quand on fait un truc a priori pas « bien ». On est donc bien « domestiqué ».

La partie de nous qui fait qu’on s’auto-punit, c’est le Juge. Tout ce qu’on pense et fait, le Juge intérieur le valide ou pas.

La partie de nous qui reçoit ces auto-punitions et jugements, c’est la Victime. Typiquement, le discours de la victime est plaintif, du style « je mérite pas d’être aimé », « je suis pas assez bon ». Du coup comme on pense ça, le Juge le valide. Mais « pas assez bon » par rapport à qui? Selon quoi? Ce n’est pas vous qui avez choisi les critères vous-mêmes! Eh oui mais à un moment vous avez été d’accord avec ça puisque vous ne pouviez pas être autre chose.

« La vraie justice consiste à ne payer qu’une seule fois pour chaque erreur. La vraie injustice consiste à payer plusieurs fois pour chacune ».

L’auteur nous parle ensuite de l’Enfer en nous expliquant pourquoi on y est déjà avec cet état d’esprit, du brouillard de l’esprit qui nous empêche d’être qui on est vraiment. Il nous explique pourquoi l’idée de vouloir être parfait, au delà du fait que ce n’est pas possible et à cause de cette domestication, est débile du point de vue Toltèque et entraine la souffrance.

Bref, pour être heureux, il faut trouver le courage de rompre les idées handicapantes auxquelles on a donné son accord sans s’en rendre compte. Ca demande un peu d’énergie, qu’on utilise d’habitude à bien respecter tous ces accords! Encore faut-il en avoir conscience, mais comme ça vient en partie en lisant le livre, c’est déjà ça de gagné. Et Miguel nous en propose 4 bétons pour faire tomber tous les autres. Il le dit lui même, il va falloir beaucoup de volonté mais vous serez pas déçus. Il les développe beaucoup plus dans le livre mais voici un aperçu de ceux-ci.

ACCORD 1 : QUE VOTRE PAROLE SOIT IMPECCABLE

Ca veut dire on arrête les potins, on arrête de critiquer, on utilise sa parole pour dire des trucs qu’on pense vraiment mais sans blesser… Tout ce que vous dites va non seulement faire son effet boomerang d’une manière ou d’une autre, mais également peut avoir des conséquences, même indirectes, bien plus graves que vous ne l’imagineriez, sur le coup ou à force de. Et c’est valable envers les autres comme envers soi-même! Oui, parlez-vous comme à votre meilleur pote, ou comme à un petit enfant que vous aimez, faute de quoi votre parole n’est pas impeccable. Donc on arrête de se dire qu’on est moche et pas intelligent, par exemple. Ca ne fait pas du bien de se dire ça n’est-ce pas? Ne sous-estimez pas la puissance de vos mots, la communication ça s’apprend (en faisant une formation d’hypnose par exemple :)), soyez responsable et utilisez leur pouvoir pour créer quelque chose de bien ou taisez-vous, hein.

un mot et tout est perdu, un mot et tout est sauvé

ACCORD 2 : QUOI QU’IL ARRIVE, N’EN FAITES PAS UNE AFFAIRE PERSONNELLE

Vous n’êtes pas responsable des actions d’autrui. Cet accord rejoint mon article sur « Comment gérer la négativité » (ou l’inverse).
Vous prenez les choses personnellement si, par exemple, quelqu’un vous insulte et que ça vous affecte. Alors vous allez peut-être vous demandez « Oui, mais si je me suis comporté comme un gros goujat? ». Vous êtes responsable de VOS actions, les autres sont responsables de LEURS réactions (et inversement). C’est pas une raison pour faire n’importe quoi ok? Vous êtes une personne responsable! Mais reste que cette insulte vient du point de vue de quelqu’un selon ses filtres à lui.

Mais du coup si on vous envoie des fleurs en disant que vous êtes génial, vous vous en fichez aussi. C’est toujours une question de point de vue après tout, pourquoi ce serait différent quand ça va dans votre sens?

Sachez ce que vous valez et tenez-vous en à ça. De cette manière, vous ne vous laisserez pas les jugements des autres vous atteindre, quels qu’ils soient.

ACCORD 3 : NE FAITES PAS DE SUPPOSITIONS

Vous faites des suppositions si :

  • il répond pas à mon texto ça veut dire qu’il en a rien à foutre de moi
  • mon ex-copine sort avec une fille maintenant, ça veut dire que j’étais nul au lit (mélange des accords 2 et 3!) (quelqu’un de mon entourage peut légitimement se reconnaitre dans cette phrase ;))
  • ah elle m’a dit ça, ça veut dire que je l’intéresse
  • elle m’a reconnu mais elle vient pas me parler, qu’est-ce que je lui ai fait?! Enfin peut-être que je lui plais et qu’elle est juste timide en fait.
  • il a l’air d’avoir la même vision des choses que moi

En gros vous vous faites des films! Stop! C’est la porte ouverte aux malentendus, aux angoisses et aux déceptions infondées et donc aux souffrances inutiles. Important aussi, ce n’est pas parce que vous fonctionnez d’une telle manière que les autres fonctionnent de la même façon, intégrer ça ça prévient aussi les quiproquos.

Alors dès qu’on identifie une supposition, on arrête son imagination qui part dans tous les sens et on pose des questions, et on s’exprime toujours clairement.

ACCORD 4 : FAITES TOUJOURS DE VOTRE MIEUX

Vous êtes en super forme et vous courez 10km. Le lendemain vous avez dormi 3 heures et 2km c’était bien assez dur comme ça. Ou alors vous mettez des baskets pour la première fois et vous êtes au bout de votre vie après 4 minutes.

Votre mieux n’est pas le mieux de quelqu’un d’autre. Il n’est pas non plus le même selon votre niveau d’énergie physique ou votre état émotionnel. Mais dans tous les cas vous agissez parce que vous en avez envie, et pas pour un résultat ou une autre personne. Ben oui parce que si vous faites un truc juste parce que vous êtes obligé, vous le ferez pas aussi bien que si vous y mettiez tout votre coeur.

Faire de son mieux, c’est aussi faire de son mieux pour respecter les accords précédents. C’est ajuster votre attitude dès que vous prenez conscience de votre parole, de vos réactions, de vos suppositions. Et c’est vraiment ça la première étape ; la prise de conscience. Quand vous faites de votre mieux, votre parole envers vous-même est forcément impeccable, car vous n’avez aucune raison de vous critiquer! Bisous-salut la culpabilité, la frustration et les regrets. Qui veut ça de toute façon?

***

Voilà!

Personnellement je garde toujours ces accords dans un coin de ma tête et ça m’aide beaucoup. C’est le 4ème que j’honore le moins je crois… Et c’est « ne pas faire de suppositions » qui m’est le moins facile aujourd’hui! Je m’arrête dès que je remarque que j’en fais. Donc ça ne m’empêche pas d’en faire pour l’instant mais au moins je pars pas dans la spirale infernale des petits cauchemars construits, j’y fais un pas et je recule, c’est déjà ça.

Je vous encourage donc vraiment à lire ce petit livre accessible (130 pages) et à l’offrir à votre entourage. Je suis bien contente que mes amis l’aient lu car ça nourrit vraiment nos échanges et notre façon de nous entraider quand il y a besoin.

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Que vous inspirent ces 4 accords? Pour ceux qui l’ont écouté, est-ce que l’option audio vous plaît?